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squirrelIlari Tuupanen immortalise la rencontre inattendue entre un écureuil et une fleur, juste avant la nuit. Un instant si fragile, si doux et en même temps si profond !

 

C’est ce moment du crépuscule, propice au mystère, que ce jeune photographe parvient à traduire avec talent et qui fait peut-être sa patte, comme il l’a déjà montré dans ses Nuits Brumeuses.

“En tant que photographe, j’apprécie l’originalité et je ne veux pas être une autre brique sur le mur, dit-il. Je voulais essayer d’apporter quelque chose de nouveau à une image basique de plantes ou devrais-je dire, quelque chose de nouveau à l’image basique d’un écureuil. Habituellement, je ne fais pas la mise au point sur l’objet principal dans mes images, je tiens à intégrer d’autres détails pour les rendre plus intéressants.”

Pour “La Dame de onze heures”, Ilari a fait un travail en amont, en particulier parce que, quand il s’agit de prendre en photo un écureuil en plein mouvement, on peut difficilement faire en sorte qu’il se positionne exactement là où il faudrait pour réaliser l’image optimale. “Un bon éclairage est également nécessaire pour rendre visible les contours de l’écureuil, explique Ilari. La silhouette rend l’atmosphère plus mystérieuse”.

Indiscutablement, le flou qui entoure le corps de l’écureuil est pour beaucoup dans l’impact considérable de cette image. D’un autre côté, le contraste avec la netteté de la fleur renforce le mystère, comme si deux mondes se rencontraient, se reconnaissaient l’un l’autre et donnaient naissance à un espace de l’entre-deux.

Le maître mot pour ce cliché, c’est la patience. Le photographe finlandais décrit ainsi son travail :

“A plusieurs reprises, l’écureuil venait visiter la mangeoire à oiseaux de notre arrière-cour. Mais autour de la mangeoire, l’environnement n’était guère photogénique. J’ai donc déplacé la nourriture vers le bas d’une épinette, il a fallu quelques jours pour que l’écureuil adopte le nouvel emplacement. L’été venu, une ornithogale (appelée aussi “Dame de onze heures”) a commencé à fleurir à quelques centimètres de la mangeoire, ce qui m’a donné l’idée de la photo. Mes intentions étaient d’avoir l’écureuil et la fleur dans la même plage de mise au point, mais l’image aurait été un peu monotone. J’ai donc laissé les noisettes au bas de l’épinette. Finalement, l’écureuil est descendu le long du tronc d’arbre jusqu’à la mangeoire, la tête en bas, et j’avais un angle favorable pour la photo. La patience est la clé des meilleurs clichés”.

Cette image incarne la nature éphémère et magique de la beauté, qui en un clin d’œil, peut éclairer notre vie.

“Starflower” (“La Dame de onze heures”). Lieu : Joensuu, Finlande. 2016

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